-Naissance de la coopérative des conchyliculteurs de Méditerranée début 2023 pour fournir des services répondant aux besoins professionnels individuels ou collectifs de ses adhérents
– Déchets de la conchyliculture : 8000 tonnes / an dont DIB : 650 t bois, ferraille, poches, cordes, pearl-nets, lanternes, filets de moules, bacs polystyrènes, coupelles, mannes, filets de protection anti-daurades,
-Mise en place de la REP (responsabilité élargie des producteurs) au 1er janvier 2025
– Volonté des conchyliculteurs d’engager une démarche de valorisation économique des engins conchylicoles usagés, notamment ceux en PE (polyéthylène) et PP (polypropylène) tels que les poches, cordes, mannes et filets + forte demande en carburant pour la vente directe, pratiquée par 50 % des conchyliculteurs.
Porteur de projet
Fabrice GRILLON – GABORIT
fgrillon.coop@gmail.com
Objectifs visés
Objectif stratégique : Améliorer la résilience de l’activité conchylicole et valoriser les déchets engendrés par l’activité
Objectifs opérationnels :
– Diagnostiquer les gisements des engins conchylicoles usagés (ECU) en PE (polyéthylène) et PP (polypropylène)
– Analyser et développer une solution concrète de valorisation des déchets conchylicoles
– Maitriser les coûts de production en conchyliculture par la diminution du poste de dépense en carburant des entreprises
– Développer l’économie circulaire et créer une filière écoresponsable innovante
Actions
Phase 1 : qualifier et quantifier le gisement des ECU en PP et PE des coopérateurs (type de produits, propriétés, saisonnalité, volume, rotation et extrapoler à l’ensemble des conchyliculteurs de Thau
Phase 2 : réaliser un test « laboratoire » sur un échantillon de 15 kg de déchets représentatifs de la variété et de la disponibilité avec pyrolyse en laboratoire
Phase 3 : réaliser un test « grandeur nature » sur un échantillon de 300 kg de déchets dans le pyrolyseur après broyage + analyser les coproduits en laboratoire pour définir leur utilisabilité dans les moteurs
Phase 4 : Définir le seuil de rentabilité + identifier des gisements complémentaires + élaborer un business plan + mettre au point la filière de collecte
Résultats
Une fois broyés, les plastiques après pyrolyse donnent différents produits :
– 5 % de résidus carbonés
– 15 % d’essence directement utilisable après stabilisation
– 15 % de gaz servant à faire fonctionner le pyrolyseur
– 65 % de diesel directement utilisable après stabilisation.
Cette technologie se caractérise par une réutilisation directe des coproduits, et par :
– un investissement final limité (700 000 euros HT),
– le fait qu’elle ne nécessite pas une grande ingénierie puisque tout peut être maitrisé à distance par Earthwake (1 technicien et 1 manutentionnaire suffisent à faire fonctionner la machine pour un volume traité de 300 kg/jour,
– une emprise limitée dans l’espace (560 m2) pour 4 conteneurs : 1 pour le broyage et stockage, 1 pour le pyrolyseur, 1 pour le stockage du gaz émis par la pyrolyse et réservoir d’eau servant au refroidissement de la machine, 1 pour la stabilisation et diffusion des carburants produits.
En résumé, RECYCONCH constitue un levier stratégique pour transformer une contrainte en une opportunité collective, environnementale et économique.
Défi
La plus-value du DLAL
Collaboration entre partenaires privés et publics pour envisager la mise en place d’une nouvelle filière
Calendrier de réalisation
avril 2024 - décembre 2025
