La qualité de l’eau des milieux de production est un prérequis pour la production de coquillages. Les efforts fournis depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de l’eau dans la lagune de Thau ont permis d’atteindre le bon état écologique au regard des objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau. Cette évolution suscite pourtant l’inquiétude chez les professionnels quant à une éventuelle diminution de la quantité de ressources phytoplanctoniques. Or, celle-ci est la base de l’alimentation des organismes filtreurs exploités (huîtres, moules) et fouisseurs pêchés (palourdes). En jeu : une perte de productivité pour les conchyliculteurs  et les pêcheurs.

L’objectif de ce programme scientifique est donc d’étudier les différents facteurs pouvant conduire à une meilleure conciliation entre l’atteinte du bon état écologique et le maintien des usages principaux des milieux côtiers, comme la pêche et la conchyliculture, ce dans une projection sur le long terme et en établissant un focus particulier sur les bivalves filtreurs.

Ce projet est porté par l’Université de Montpellier avec le soutien de l’Ifremer, du CRCM, du ministère pêche et océans du canada et de l’université d’Okaido au Japon. Il s’inscrit dans le cadre du défi 2 « favoriser l’innovation et la diversification ».

D’un montant total de 41 747 euros ; ce projet a reçu l’approbation du Comité de sélection et de pilotage du 21 avril 2017 et sera financé à hauteur de 40% par les fonds FEAMP.